Plus que la jalousie, qui est une des manifestations ou des conséquences des actions d’Iago, pour moi cette pièce parle de la projection, de la puissance du langage et des images mentales pour modifier l’autre, de sa perception intime jusqu’à sa vie elle-même. Iago est dès le départ un être anéanti, détruit, en perte d’identité parce que non reconnu pour ce qui est le plus important à ses yeux. Ce qui lui reste, c’est détruire, au sens dostoïveskien du terme. Détruire ne prend du sens que pour l’action de détruire en soi. Et tous seront à des échelles différentes, détruits ou déstructurés par son action, même si Othello est au centre de sa cible. (D.M.)

Cahier dramaturgique
— Recherche et rédaction : Florent Siaud
Texte de William Shakespeare _
Traduction de Normand Chaurette _
Mise en scène, adaptation et scénographie de Denis Marleau
Avec Ruddy Sylaire, Pierre Lebeau, Éliane Préfontaine, Christiane Pasquier, Denis Gravereaux, Bruno Marcil, Vincent-Guillaume Otis, Jean-François Blanchard, Annik Hamel
Collaboration artistique et conception vidéo : Stéphanie Jasmin _
Costumes : Daniel Fortin _
Design sonore : Nancy Tobin _
Design et montage vidéo : Pierre Laniel _
Éclairages : Nicolas Descôteaux _
Musique originale : Nicolas Bernier, Jacques Poulin-Denis _
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti _
Assistance à la mise en scène : Nadia Bélanger, Florent Siaud _
Assistance au décor et aux accessoires : Stéphane Longpré
Coproduction : UBU, Théâtre français du Centre national des Arts, Ottawa
Photo(s) : Marlène Gélineau Payette
2007 — Création à Ottawa : Théâtre français du Centre national des Arts, Ottawa (octobre)
Diffusion à Montréal : Usine C (novembre)
Sombrement lumineux, Othello de Denis Marleau touche à vif. […] Porté par une éblouissante distribution…
— ICI, Lyne Crevier
Shakespeare always tests a director’s self-restraint and ability to interpret a familiar text anew, without tampering with its integrity or timeless essence. Marleau’s Othello rates an A+.
— THE GAZETTE, Matt Radz
[…] la traduction de Normand Chaurette opère à nouveau sa magie : le texte paraît d’une grande clarté, d’une évidente modernité.
— LE DEVOIR, Marie Labrecque
Pierre Lebeau a le rôle de sa vie. Pas une seule mimique, pas un seul mouvement de visage, un seul pas qui ne soit pensé, étudié dans l’âme noire de Iago […] Il joue totalement intériorisé…
— RC, Je l’ai vu à la radio, Dany Laferrière
L’équipe de rêve […] Un Iago magistralement bien défendu par Pierre Lebeau. Son interprétation est viscérale. […] Ruddy Sylaire, alias Othello, est pour le moins médusant. Desdémone… un rôle exigeant et rendu avec conviction et justesse par la lumineuse Éliane Préfontaine.
— LE DROIT, Marc-André Joanisse
Any production of Othello hinges on the strength of its Iago, and Marleau has a magnificient villain. Pierre Lebeau’s performance Tuesday was a masterpiece of two-facedness and suave manipulation.
— THE OTTAWA CITIZEN, Natasha Gauthier
[…] un retour à l’essence même de l’art du théâtre où tout est pulsion, intention, sensation… C’est vraiment super réussi.
— CBOF FM, Bernie et cie, Mélanie Riendeau
Pierre Lebeau, en Iago, c’est magistral, littéralement. […]Denis Marleau, c’est un créateur et quand il aborde une œuvre, il lui imprime une ampleur particulière. Et c’est ce qu’il fait donc avec ce Othello de Shakespeare.
— CBON FM, Les arts et les autres, Anne Michaud
J’ai beaucoup apprécié cette œuvre. […] Il s’en dégage une telle simplicité dans le sens noble et grand du terme…
— RC, Désautels, Marie-Christine Trottier