texte de Normand Chaurette
mise en scène de Denis Marleau

Les Reines doivent quelque chose à la fois aux Belles-Sœurs de Michel Tremblay et à l’univers de Marcel Dubé. Deux dramaturgies fondatrices de notre histoire théâtrale, recadrées ici dans une perspective et un héritage shakespeariens, mais malgré tout rattrapée par cette touffeur bourgeoise, très « canadienne-française », d’un certain temps historique qui fût le mien au Québec, et qui me fait penser à toutes ces mères, ces tantes, ces grands-mères qui se réunissaient pour prendre le thé ou un martini, se monter leurs bijoux, leurs robes, leurs parures. […] Le véritable rendez-vous est avec l’écriture de Chaurette : ses recadrements, ses déplacements, ses décentrements, toujours plus subtils et plus malicieux. (D.M.)

Crédits


Texte de Normand Chaurette _ Mise en scène de Denis Marleau

Avec Louise Bombardier, Sophie Cattani, Louise Laprade, Ginette Morin, Christiane Pasquier, Béatrice Picard

Collaboratrice artistique et vidéo : Stéphanie Jasmin _ Scénographe : Michel Goulet _ Costumes et accessoires : Daniel Fortin _ Bande sonore : Denis Marleau _ Éclairages : Lucie Bazzo _ Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti _ Design sonore : Nancy Tobin Staging et régie vidéo : Pierre Laniel _ Montage vidéo : Yves Labelle et Olivier Goulet _

Chanson du spectacle : Bear Hides and Buffalo par Coco Rosie tiré de l’album Noah’s Ark, © 2005, Touch and go records Inc.

Coproduction : UBU ; Théâtre français du Centre national des Arts, Ottawa ; Théâtre d’Aujourd’hui, Montréal ; Théâtre du Nord, Lille-Tourcoing

Photo(s) : Yanick Mac Donald


Diffusion

2005 — Création au Canada : Théâtre français du Centre national des Arts, Ottawa (octobre)
Diffusion à Montréal : Théâtre d’Aujourd’hui, Montréal
Diffusion en France : Théâtre du Nord, Lille

Presse

Béatrice Picard, Christiane Pasquier, Sophie Cattani, Louise Bombardier, Ginette Morin et Louise Laprade savent être fausses en vrai, en représentation (comme sorties de toiles de musée) et dans le concret, des effigies d’hier et des femmes d’aujourd’hui. C’est un tour de force et un tour d’esprit qui procurent un peu banal plaisir de théâtre.
— LES ÉCHOS, Gilles Costaz, Paris, 15 décembre 2005

Les Reines (...) magistralement ressuscitées par Denis Marleau...
— LA PRESSE, Ève Dumas, Montréal, 7 novembre 2005

Une redécouverte magnifique. D’autant que le metteur en scène a mis en valeur la dimension ludique de cette œuvre pleine étrangeté et d’humour acéré.
— LE DEVOIR, Marie Labrèque , Montréal, 8 novembre 2005

Denis Marleau, qui a l’art de déposer les œuvres dans des environnements scéniques magnifiques, réussit encore une fois.
— LE JOURNAL DE MONTREAL, Dominique Lachance, 7 novembre 2005

Si cette pièce de Normand Chaurette est d’inspiration shakespearienne (Richard III), Denis Marleau la fait résonner bien au-delà des ambitions politiques de cette meute. (...) Les Reines imaginées par Denis Marleau étonneront agréablement par l’imaginaire qu’elles déploient.
— LE DROIT, Caroline Barrière, Ottawa, 24 octobre 2005

La splendeur du texte de Normand Chaurette est indéniable : les jeux de pouvoir, l’hypocrisie et la cruauté (...) nous apparaissent dans toute leur inhumaine magnificence.
— LA ROTONDE, François de Montigny, 24 octobre 2005

Les Reines se pavanent et se trémoussent brillamment sur la scène de CNA.
— OTTAWA CITIZEN, Natasha Gauthier, Ottawa, 22 octobre 2005

Un théâtre d’une grande richesse agrémenté d’un décor à l’image de la conscience des chacals qui le hantent. Festin de femmes à la brochette, ironie d’une ère importune, Les Reines gave l’estomac du plus taciturne.
— LA REVUE, Patrick Voyer, Gatineau, le 23 octobre 2005