texte de SAMUEL BECKETT
mise en scène de DENIS MARLEAU

Revenir ainsi à La Dernière Bande pourrait laisser croire que nous sommes enclin, l’acteur et moi, à ressasser de vieilles pulsions vitales, des idées inadéquates ou encore des bribes d’histoire sentimentales qui ne peuvent plus nous quitter. À vrai dire, il n’en est rien ou si peu. Remettre en scène La Dernière Bande, c’est pour nous retourner à l’essentiel : le jeu et le désir d’en inventer d’autres règles, d’en aménager les lieux du langage — bouche, œil et oreille — en entreprenant de restituer aux mots et aux silences de Krapp une forme sensible, sans trop d’effort apparent ni d’effet. (D.M.)

Crédits

Texte de Samuel Beckett _ Mise en scène de Denis Marleau

Avec Gabriel Gascon

Assistance à la mise en scène : Stéphanie Jasmin _ Décor : Denis Marleau _ Costumes : Daniel Fortin _ Éclairages : Stéphane Jolicoeur _ Régie : Martin Émond

Une coproduction d’UBU, du Théâtre français du Centre national des Arts et du Théâtre du Rideau Vert.

Photo(s) : Richard-Max Tremblay


Diffusion


Création en octobre 2002 Centre national des arts, Ottawa

D’octobre à décembre 2002 – tournée au Canada et au Québec :
Théâtre français du Centre national des Arts, Ottawa ; Théâtre de la Ville, Longueuil ; Théâtre français de Toronto ; Salle Albert Dumouchel, Valspec, Valleyfield ; Théâtre du Bic ; Théâtre La Rubrique, Jonquière ; Théâtre de l’Escaouette, Moncton ; Théâtre ,Hector Charland, L’Assomption ; Théâtre La Bordée, Québec

De janvier à février 2003 – tournée en France et en Suisse :
Théâtre de La Cité internationale, Paris ; Théâtre de l’Espace Planoise, Besançon ; Maison de la Culture André Malraux, Bourges ; Théâtre du Crochetan, Monthey


Presse

Il y a dans la manière dont Denis Marleau dirige Gabriel Gascon, dans la manière dont le comédien, musicalement, suit la partition pour voix unique et plurielle, une malice et une intelligence qui n’étouffent jamais l’émotion. Un accomplissement jusqu’au moindre regard.
— LE FIGARO (Paris), Armelle Héliot

Gabriel Gascon et Denis Marleau, le metteur en scène, ces deux grands artistes du Québec, sont, on le sait, deux habitués des scènes françaises, auxquelles ils ont le don de donner des bonheurs.
— LE MONDE (Paris), Michel Cournot

[…] cette recherche de perfection formelle, qu’on peut voir au Rideau Vert, laisse place à l’émotion. Une émotion bien loin du pathos et du psychologisme, certes, mais un théâtre qui expose ainsi la blessure du néant nous parle de sentiment humain.
— VOIR (Montréal), Luc Boulanger

Belle conclusion en deux temps aussi que celle que nous réserve ce soliloque inspiré. À nouveau, les mains frémissantes de Krapp embrassent son cher magnétophone, avant qu’il ne pose définitivement ses longues godasses de chaque côté. Ce point final carrément mis sur la table vient clore ne beauté une autre prestation mémorebale du tandem Gascon-Marleau.
— LE DEVOIR (Montréal), Hervé Guay

Au Rideau Vert, Gabriel Gascon […] rend tout cela et encore plus dans une douleur tragique où la tendresse perce à travers la hargne.
— ICI (Montréal), Robert Lévesque

Le metteur en scène Denis Marleau et le comédien Gabriel Gascon — excellent et juste du début à la fin, tant dans l’ironie que dans le drame — ont cerné à merveille cet univers à la fois cruel et émouvant où chaque déplacement, chaque silence et chaque froncement de sourcil rappellent une fin inévitable.
— LE DROIT (Ottawa), Caroline Barrière

Marleau-Gascon’s illumination of Beckett’s anti-drama about an old man trying to decode the meaning of his (recorded) past, while inexorably stuck in the present, is a cathartic experience that, for the sake of our play-going future, ought to be an essential part of the new year’s curriculum for every theatre student and teacher in town. And every true amateur of live performance is encouraged to put it on top of their must-see list.
— THE GAZETTE (Montréal), Matt Radz

From the stoop of his shoulders to the rusty chain-link rattle of his voice, Gascon weaves such a spell that his interpretation should become the reference for years to come.
— OTTAWA CITIZEN, Natasha Gauthier