S’évadant d’une prison à haute surveillance, Roberto Zucco, le tueur aux yeux d’ange, entreprend une terrifiante trajectoire de non-retour, peuplée des ombres de son passé et des figures que le hasard sème sur son chemin. Inspiré d’un fait réel qui a bouleversé la France des années quatre-vingt, Roberto Zucco propose un parcours initiatique à la mesure de notre monde déréglé, une tragi-comédie dont la splendeur du langage transfigure la cruauté des situations.
Texte de Bernard-Marie Koltès _ Mise en scène de Denis Marleau
Avec Roch Aubert, Pascal Auclair, Chantal Baril, Angelo Cadet, Anne Caron, Pierre Chagnon, Henri Chassé, Pierre Collin, Luc-Martial Dagenais, Cassandre Fournier, Jacques Galipeau, Pierre Lebeau, Marie Michaud, Pascale Montpetit, Christiane Pasquier, Marie-Chantal Perron, Reynald Robinson, Gisèle Trépanier, Jean-Guy Viau.
Scénographie : Michel Goulet _ Musique : Denis Gougeon _ Costumes : Lyse Bédard _ Éclairages : Guy Simard _ Conseiller artistique : Zaven Paré _ Assistance à la mise en scène : Michèle Normandin
Une création d’UBU en coproduction avec la Nouvelle Compagnie Théâtrale et le Festival de théâtre des Amériques.
Photo(s) : Josée Lambert
Nouvelle Compagnie théâtrale, novembre 1993.
Les deux spectacles (Roberto Zuco et Woyzeck) n’ont pas seulement en commun la pure beauté des images, une stylisation en forme de tragédie grecque regroupant un chœur d’où se détachent les protagonistes. Zucco et Woyzeck sont frères. Ils vont leur chemin singulier, tuent ce qu’ils aiment, meurent aspirés par une éblouissante lumière.
— LE MONDE (Paris), Colette Godard
Il s’agit du texte de Koltès, écriture magistrale, la seule vraiment nouvelle depuis Beckett, écriture maniaque et incantatoire, dont certains pans sont prodigieux, et que Marleau sert au mieux dans une mise en scène qui dépasse tout ce que j’ai vu depuis quelques années à Montréal.
— LE DEVOIR (Montréal), Robert Lévesque
Dans la magnifique production dirigée par Denis Marleau […] (Prix de la critique pour le meilleur spectacle de l’année 1992-1993), Zucco pourrait être un mad Max illuminé par des éclairs de poésie […] La mise en scène de Marleau est la plus spectaculaire qu’il m’ait été donner de voir à Montréal (avec les deux Ducharme montées par Lorraine Pintal au TNM, il y a quelques années).
— VOIR (Montréal), Luc Boulanger
Reste que la pièce vue par Marleau prend plus d’intériorité, que la maîtrise magnifique de la mise en scène crée une distance, un supplément dans le mystère et l’inconnu.
— CAHIERS DE THÉÂTRE JEU (Montréal)
But in Montreal director Denis Marleau and his gifted ensemble and production team never put a wrong foot. […] The acting company style is boldly of a piece — presentational and finely tuned to both poetry and the ironic humor coursing through the text. It would be difficult to imagine a better ambassador for Koltès or the festival in the U.S.
— AMERICAN THEATRE (New-York), Catherine Sheehy
Denis Marleau’s direction of actors, with their cold vacant stares an incantational line delivery, echoed the amoral tension in the play and still, at the outset, managed to create melodramatic quality that was misleading in its humour, setting us up for the sensless absurdity to follow
— THEATRUM MAGAZINE (Toronto)