Douze visages apparaissent surgissant de l’obscurité des feuillages d’une forêt. Six hommes et six femmes qui sont tous aveugles. Ils ne bougent plus car ils ne peuvent avancer sans leur guide disparu depuis on ne sait combien de temps... Alors ils parlent pour ne pas laisser place au silence et à l’angoisse. Mais la nature se manifeste autour d’eux, trouble les perceptions et fait grandir la tension. Objet théâtral croisant l’installation vidéo d’art contemporain et les masques de la tragédie grecque, Les Aveugles propose une aventure sonore et textuelle dans l’univers de Maeterlinck en faisant ressortir la modernité de son questionnement sur le regard.
Texte de Maurice Maeterlinck _ Conception et réalisation de Denis Marleau
Avec Céline Bonnier et Paul Savoie.
Collaboration artistique : Stéphanie Jasmin _
Réalisation vidéo ; Pierre Laniel _
Design sonore : Nancy Tobin _
Consultant à la réalisation et au montage : Yves Labelle _
Montage vidéo : Michel Pétrin _
Réalisation des masques : Pierre Laniel et Claude Rodrigue _
Maquillage : Angelo Barsetti et Élaine Hamel
Une coproduction d’UBU, du Musée d’art contemporain de Montréal et du Festival d’Avignon
Photo(s) : Richard-Max Trembaly
(…) Chacune interroge la mécanique de l’acteur autant que la place du spectateur, l’incertitude profonde de la présence / absence à l’autre. En trois textes qui traversent un siècle, visitant le troisième âge bien avant le premier, Marleau met en boîte le théâtre tout en lui rendant la monnaie de ses pièces, via le mur blanc d’une galerie d’art ou d’une chambre obscure réinventée. Oeuvres au sens plein, à l’opposé de tant de captations hâtivement cousues en films, les Fantasmagories offrent une nouvelle représentation de ce que pourrait être un authentique répertoire.
— MOUVEMENT, Paris, Jean-Louis Perrier, 13 juin 2007
Ces 45 minutes ont été les plus captivantes à voir au Spielart jusqu’ici. Sensationnel par son radicalisme et sa subtilité...
— ABENDZEITUNG, Münich, Gabriella Lorenz, 7 novembre 2003
Avec Marleau, Maeterlinck a fait son entrée dans le troisième millénaire...
— SÜDDEUTSCHE ZEITUNG, Münich, Antje Weber, 8-9 novembre 2003
Du théâtre de texte pur, (...) fascinant au point que son caractère statique ne dérange pas le moindrement.
— DE VOLKSKRANT, Amsterdam, Marian Buijs, 8 octobre 2003
Denis Marleau a trouvé une technique simple et sophistiquée pour créer cette fantasmagorie visuelle hallucinante dont on ne se remettra jamais.
— TÉLÉRAMA, Paris, Fabienne Pascaud, 4 au 10 octobre 2003
Marleau invente une nouvelle forme de cette tension entre identification et distanciation, qui est constitutive du théâtre.
— THÉÂTRE / PUBLIC, Evelyne Ertel, septembre 2003
Seule compte l’émotion intense qui monte au cours de cet extraordinaire et poignant spectacle...
— L’EXPRESSMAG, Paris, Laurence Liban, septembre 2003
... un espace mental infini dans lequel tout spectateur trouve sa place, aspiré par une même quête de sens à saisir enfin...
— LA TERRASSE, Véronique Hotte, septembre 2003
Effeti minimi per raggiungere il massimo dell intensità espressiva...
— LA REPUBLICCA, Bologna, Allesandra Codeluppi, le 27 mars 2003
Mais au-delà du message philosophique, c’est la technologie utilisée qui est véritablement sidérante.
— LIBERTÉ DIMANCHE, Rouen, le 2 mars 2003
Grâce au manque du vivant, cette expérience devient profondément mentale, expérience de l’esprit confrontée à ses limites. (...) En sortant des Aveugles, je me rappelais la Classe morte : leur souvenir sera tout aussi durable.
— ARTPRESS Paris, Georges Banu, No 283, octobre 2002
Each face, even though only two actors are used, has an individual character, and the lighting on the contours of each is as expressive as in Rembrandt. (...) it’s memorably poetic.
— FINANCIAL TIMES, Londres, Alastair Macaulay, 29 août 2002
... the performances by the two actors, (...) turn out to be strangely compelling. (...) It’s not as we know it, but it’s definitely theatre.
— THE TIMES, Londres, Robert Dawson Scott, 28 août 2002
Appropriately enough, The Blind is like nothing you’ve ever seen before. (...) Once seen, The Blind, will not quickly be forgotten.
— THE GUARDIAN, Londres, Brian Logan, 27 août 2002
Triumphant performance as the Blind leads festival field. (...) Stunningly modern and breathtakingly powerful, this is the kind of work the International festival should be dedicated to.
— SUNDAY HERALD, Écosse, Dan Bye, 25 août 2002
Denis Marleau signe avec Les Aveugles de Maeterlinck le spectacle le plus troublant du festival.
— LE FIGARO, Paris, Armelle Héliot, 23 juillet 2002
... la réussite de Marleau est totale. (...) quarante-cinq minutes de prodige virtuel...
— L’EXPRESS, Paris, Hélène Kuttner, juillet 2002
Denis Marleau livre ainsi un véritable tour de force technique mais surtout un spectacle magique, onirique, angoissant comme il sait si bien le faire en mariant sa science du théâtre et des arts visuels.
— LE SOIR, Bruxelles, J.M. Wynants, 20-21 juillet 2002
Denis Marleau choisit de mettre en scène cette fantasmagorie avec le savoir-faire des magiciens et des illusionnistes. Dans sa boîte à malices, il produit de l’effroi et convoque l’angoisse extrême en utilisant pour faire naître les frissons le dernier cri de la technologie.
— LES INROCKUPTIBLES, Paris, juillet 2002
... (ces figures) suspendues entre ciel et terre, elles se révèlent extraordinairement présentes, fascinantes, concentrant toute l’attention des spectateurs sur elles seules...
— LA CROIX, Paris, Didier Méreuze, 11 juillet 2002
L’on est stupéfait par la prouesse, mais peut-être davantage par le fait que la pièce est admirablement jouée. (...) la réussite est au-delà du phénomène de curiosité.
— LES ÉCHOS, Paris, Gilles Costaz, 17 juillet 2002
... un spectacle beau, mystérieux, soufflant, qu’accueilleront avec bonheur toutes les scènes du monde.
— LE MONDE, Paris, Michel Cournot, 16 juillet 2002
Saisissante installation de Denis Marleau pour la pièce de Maeterlinck. (...) Les voix sont belles, profondes... elles sont en résonance avec la douceur morbide de Maeterlinck.
— LIBÉRATION, Paris, René Solis, 10 juillet 2002