texte de Jon Fosse
Fantasmagorie technologique
traduction de Terje Sinding
conçue et réalisée par Denis Marleau

Trois petits êtres parlementent doucement. Dans la blancheur des limbes, ils se demandent où ils sont. Et s’ils étaient nulle part mais que « nulle part » n’existe pas.... Eux-mêmes d’ailleurs, existent-ils ?

Petite pièce cristalline écrite en 2000, Dors mon petit enfant nous entraîne dans les circonvolutions métaphysiques de Jon Fosse, qui évoquent ici un état de plénitude flottant entre l’existence et son contraire qui ne serait pas la mort mais le début de tout.

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte.


Crédits

Texte de Jon Fosse _ Traduction de Terje Sinding _ Conception et réalisation de Denis Marleau

Avec Céline Bonnier, Ginette Morin, Paul Savoie

Collaboration artistique : Stéphanie Jasmin _ Réalisation vidéo : Pierre Laniel _ Design sonore : Nancy Tobin _ Montage vidéo : Yves Labelle _ Réalisation des poupées : Claude Rodrigue _ Maquillage : Angelo Barsetti _ Direction technique : Martin Émond

Coproduction : UBU, Théâtre français du Centre national des Arts du Canada, Manège, scène nationale de Maubeuge, Festival Bordeline, Lille 2004

Photo(s) : Richard-Max Tremblay


Diffusion

2004 – Création en France : La Luna, Maubeuge (mars)
Diffusion au Canada : Théâtre français du Centre national des Arts, Ottawa
2005 – France et Norvège : CDN-Port de la Lune, Bordeaux ; The Bergen International Festival
2007 – Festival de Théâtre des Amériques, Montréal
2008 – Festival les Francophonies en Limousin
2009 – New Moves Festival, Glasgow

Presse

(…) Chacune interroge la mécanique de l’acteur autant que la place du spectateur, l’incertitude profonde de la présence / absence à l’autre. En trois textes qui traversent un siècle, visitant le troisième âge bien avant le premier, Marleau met en boîte le théâtre tout en lui rendant la monnaie de ses pièces, via le mur blanc d’une galerie d’art ou d’une chambre obscure réinventée. Oeuvres au sens plein, à l’opposé de tant de captations hâtivement cousues en films, les Fantasmagories offrent une nouvelle représentation de ce que pourrait être un authentique répertoire.
— MOUVEMENT, Jean-Louis Perrier, Paris, 13 juin 2007

... Marleau, une fois Les Aveugles créés, a été sensible à un réseau de correspondances littéraires entre Maeterlinck, Beckett et Jon Fosse (...). Et l’ensemble fonctionne admirablement, proposant de multiples résonances et nous offrant une expérience rare.
— Cahiers de théâtre JEU, Ludovic Fouquet, Montréal, juin 2004

... En jouant sur les perceptions des spectateurs, en troublant les sens, Marleau offre une écoute singulière des paroles, un regard aigu sur les comédiens absents qui, pourtant, rayonnent d’une présence extrême.
— LE MONDE, Catherine Bédarida, Paris, 17 mars 2004